Top 10 des ascensions les plus dangereuses sur les plus hauts gratte-ciel du monde

Les stégophiles sont des grimpeurs de toit professionels et des amateurs de sensation forte certes expérimentés mais tout de même un peu fou. Ils développent une passion réelle et addictive pour l’escalade d’immeubles à main nue, c’est à dire sans protection de base ni assistance tierce d’aucune sorte. Au fil du temps et grâce à l’évolution qualitative des appareils photographiques, beaucoup de ces athlètes urbains ont transformé leur sport en un véritable art à part entière, dont la finalité est d’immortaliser le courage humain culminant au sommet des gratte-ciels. Ainsi, en plus d’accomplir des records de grimpes sauvages sans précédents, les stégophiles tendent à devenir des cinématographes engagés dans des « runs » stylés, illégaux et extrêmement dangereux mais dont le beauté finie par inspirer respect et admiration. Comme un beau dessin vaut toujours mieux qu’un long discours, je vous propose donc de découvrir le top 10 des acensions filmés de « rooftopper » ayant réussi à atteindre le sommet des plus hauts gratte-ciel du monde.

Le duo de Viskaly Raskalov et Vadim Makhorov au sommet de Shanghai Tower (650 mètres de hauteur) en Chine. Ce magnifique film a rencontré un succès indéniable sur la toile à cause des prises de vue à couper le souffle capturées par les deux acolytes, mais aussi et surtout grâce à la mise en scène exceptionnelle qu’ils sont parvenus à mettre en place tout au long de l’ascension. En se faisant furtifs afin de passer à travers les maille du filet et duper les vigiles, les deux compères se sont faufilés dans les étages du bâtiment à l’abri du regard indiscret des caméras de sécurité. Les images remarquables qu’ils ont réussi à prendre en haut du gratte-ciel sont tout simplement magiques. Les pieds ballants au bord du vide, juste au dessus d’un nuage de brume blanc qui étouffe les lueurs nocturnes de la ville illuminée, Viskaly et Vadim font un usage exponentielle de leurs appareils canon pour le grand plaisir des néophytes.


Oleg Cricket s’amuse sur le toit des immeubles les plus hauts de la ville de Dubaï. Connu pour être insensible à la peur et au vertige, ce jeune personnage insouciant enflamme le net à chaque apparition en se baladant au sommet des plus grandes bâtisses du monde au coté de ses amis et de sa compagne. Très vite remarqué par la marque Red Bull à cause de son gout pour la mise en péril permanente de sa propre vie, il est aujourd’hui l’un des participants vedettes de l’émission Urbex qui suit un groupe d’explorateurs urbains passionnés à travers leurs ballades interdites au sommet des plus grands bâtiments de la planète. Ils naviguent ainsi entre les ponts, les gratte-ciel, et d’autres structures immense sans aucune limite, mais bien conscients que chacune de leurs aventures à travers les métropoles du monde entier pourrait être la dernière.


Les même héros de l’équipe de grimpe « on the roof » sur le toit des gratte-ciel du Shenzhen Centre (660 mètres de hauteur) en Chine. Et nous revoilà avec Viskaly Raskalov et Vadim Makhorov dans une splendide ascension au cœur du poumon économique de l’empire du milieu. Toujours au point dans la maîtrise du montage post-production et la saisie des plan-séquences, ce film mixe merveilleusement les prises de vues venant de leurs GoPro avec des images plus stable captés par des drones survolants le bâtiment à haute altitude. Le rendu est tout aussi spectaculaire que leur précédent run, mis à part le temps plus clément qui limite les effets visuels de la brume. Et regardez moi un peu la couleur des photographies prises au sommet, incroyable!


James Kingston escalade un immeuble en construction dans la ville portuaire de Southampton au Royaume-Unis, avec un point de vue à la première personne. Ici, ce n’est pas tant la hauteur de la tour qui surprend que les gestes insensés du « rooftopper ». En effet, une fois son objectif atteint, James va décider de se surprendre à une barre, en s’y agrippant avec ses seuls bras afin de laisser son corps flotter dans le vide. Il ira même jusqu’à se retenir à la structure avec l’aide d’une seule main pour ajouter un peu de piquant à ses images. A ce niveau là, c’est clairement la mort qu’il défit en même temps qu’il sublime un instant de sa vie. Il faut quand même une bonne dose de folie pour s’adonner à un tel exercice. La séquence de fin est unique et inoubliable.


Les stégophiles russes Viskaly Raskalov et Vadim Makhorov escladent Lotte World Tower (555 mètres de hauteur) en Corée du Sud. Cette fois-ci, on peut clairement ressentir la peur chez Vadim en fin de parcours. Pressés par l’heure matinale synonyme de l’arrivée imminente des employés de construction, les deux acrobates sont véritablement inquiets. Il ne veulent tout simplement pas se faire arrêter dans les dernières minutes de grimpe et abandonner le challenge si prêt du bute quitte à rajouter un peu plus de pression sur leurs épaules . C’est sans doute ce qui explique pourquoi le ton monte au fur et à mesure du film jusqu’au moment fatidique où seul Viskaly trouve le courage de franchir les derniers mètres pour se tenir debout sur la rampe finale de la tour.


James Kingston grimpe au sommet de la Marina 101 (426 mètres de hauteur) à Dubaï dans les Émirats arabes unis. En accomplissant l’exploit d’escalader le plus grand gratte-ciel résidentiel de la région à main nue, James ne se doutait sans doute pas qu’il rencontrerait un employé à son poste de travail dans les dernières minutes. Un peu confus et probablement aussi surpris que son interlocuteur, il lui demande alors s’il peut franchir les derniers mètres avec son accord et se fait prendre en photo. Cette vidéo est intéressante à cause des impressions formulées par le sportif qui commente sa montée du début à la fin. Il décrit ainsi son ressentit en directe et parle de la beauté des lieux qu’il regarde tout en se concentrant pour ne pas tomber.


L’équipe de Crazy Russians prend des selfies au sommet de The Center (346 mètres de hauteur) en Chine. Ce trio fou, comme il se prénomme lui même, est monté tout en haut de l’antenne blanche de l’un des plus fameux centre financier de Hong Kong, et ce sans prendre aucune mesure de sécurité spécifique. Le but recherché était simplement de prendre un selfie debout au sommet du gratte-ciel afin de se prouver à eux-même et aux autres grimpeurs qu’ils en était capables. Leur caméra perché sur un stabilisateur en forme de longue tige, ils nous embarquent donc dans leur marche extraordinaire sans jamais oublier de se divertir au passage. Je préfère vous prévenir maintenant, l’effet de vertige et le sentiment de malaise sont garantit dans ce clip!


L’équipe inconsciente de Mustang Wanted risque sa vie sur les toits Ukrainiens. Il n’existe aucun groupe de stégophiles aussi accroc à la dangerosité que ces jeunes slaves. Je parlerais ici bien plus volontiers d’insouciante de la jeunesse que d’un style de vie profond de sportif de haut niveau. Même si je continue à tirer mon chapeau aux membres qui ont beaucoup gagné en expériences et en maturité au fil des années, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’ils ont tout de même pris de nombreux risques inconsidérés dans leur jeune carrière. Vous le verrez par vous même dans cette compilation où nous suivons cette équipe mytique de grimpeurs amateurs alors qu’il s’adonnent à des jeux mortels sur les toits de l’Europe de l’est.


James Kingston grimpe en POV jusqu’au sommet de la Tour Eiffel (324 mètres de hauteur) à Paris en France. Et nous revoilà avec ce jeune britannique en « vacance » dans la capitale de notre pays. Ici, il profite du calme doux et bien frais d’un petit matin parisien pour pénétrer dans l’enceinte du monument ni vu ni connu, au coté de son compagnon de circonstance. Il empreinte d’abord les escaliers avant de commencer son épopée à partir du seconde étage. Et quand le jour se lève, on le voit faire bien attention à ne pas croiser le chemin des ascenseurs qui commencent à faire le va et vient entre le pied et la tête de la tour. J’imagine que l’escalade de la structure n’a pas du être de tout repos vu les inclinaisons quelques peu inédites de la grande dame de fer.


Oleg Cricket se lance dans un Parkour (art du déplacement) perché sur un gratte-ciel de Dubaï. Ce clip contient l’un des mouvements les plus phénoménal mais aussi l’un des plus irresponsables de l’histoire de la grimpe urbaine. Se tenant debout sur le coté d’un gigantesque bâtiment de la capitale doré, Oleg va impulsivement décider de sauter d’un rebord de la tour à un autre à des centaines de mètres d’altitude, sans aucune protection pour le retenir en cas de chute. Il va ainsi faire cinq sauts d’affilés en tenant sa caméra en face de son torse pour nous offrir un spectacle surprenant à la première personne. Le rendu est prodigieux mais il a aussi de quoi nous rendre malade.

Voici une liste qui ne devrait pas vous laisser indifférents, n’est-ce pas? Avant de continuer, je souhaiterais ici attribuer une mention spéciale au français Alain Robert qui est l’un des pionnier dans ce domaine et l’un des seuls grimpeurs à avoir réussi l’ascension de Burj Khalifa (828 mètres de hauteur) à Dubaï, le gratte ciel le plus haut du monde. Malheureusement pour nous, il n’a pas pris l’habitude de filmer ses exploits. Personellement, j’ai toujours l’estomac noué par une sensation interminable de vertige quand je regarde ce genre de vidéos. Le fait de voir que ces grimpeurs au dessus des nuages sans attaches et sans filet est époustouflant mais aussi très éprouvant pour l’esprit rationnel. Songez qu’au moindre faux pas, ils peuvent tomber dans le vide et mourir, ni plus ni moins. En contrepartie d’un tel risque, il faut bien avouer que les images obtenues au sommet de leurs aventures sont assez extraordinaires. Seriez vous capable d’accomplir de telles prouesses ?

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